Compte-rendu de la soirée networking du 22 février : « valoriser les compétences des expatriés » Partie 1 LinkedIn

Le mercredi 22 février, près d’une trentaine de participants et animateurs ont échangé lors de notre 3e atelier du Club Asianoveo : « Valoriser les compétences des expatriés ». Voici un compte-rendu en trois parties : « quelles compétences mettre en avant sur LinkedIN », « quel CV pour valoriser ses compétences interculturelles? » et « développer sa marque personnelle ». Ce premier article est centré sur « LinkedIN ».
La soirée a été très animée, et les échanges productifs. Un grand merci aux facilitateurs bénévoles Catherine LazBounatirou, Valérie Sainte-Beuve, Thomas Jounnès, Bruno Gensburger, et François Gourgon qui ont animé les travaux en sous-groupes avec passion et talent.IMG_0614

Merci également à vous tous qui êtes venus nombreux, et qui vous êtes prêtés au jeu. Nous vous avions promis une expérience de « networking à valeur ajoutée ». Le haut niveau de participation mais aussi la qualité et la richesse des échanges indiquent que nous sommes sur la bonne voie. Cela nous encourage et conforte la raison d’être du Club Asianoveo. Notre ambition est en effet de rassembler la communauté des Francophones mobiles vers l’Asie et de vous aider à réussir votre parcours de mobilité. C’est donc autour de la question : « comment  valoriser les compétences des expatriés ? » que nous avons articulé notre brainstorming.

Un atelier participatif au format « World Café » a permis d’aborder le sujet selon les trois angles : « quelles compétences mettre en avant sur LinkedIN », « quel CV pour valoriser ses compétences interculturelles? » et « développer sa marque personnelle ». Bien sûr, une soirée ne suffit pas à épuiser un tel sujet.  L’objectif était juste de lancer la réflexion, aussi bien individuelle que collective, avant de la poursuivre sur les réseaux sociaux et lors de prochains ateliers.

LinkedIN : quelles compétences mettre en avant?

Les enjeux. Chacun sait l’importance des recommandations sur LinkedIN, à condition qu’elles soient pertinentes. Elles se présentent sous deux formes : d’une part, des mots-clés, que vous pouvez choisir vous-même, et sur lesquels vos relations peuvent cliquer, souvent sur proposition du moteur de recherche LinkedIN. D’autre part, des recommandations rédigées par vos anciens clients ou toute personne avec laquelle vous avez travaillé.IMG_0616

Les recommandations rédigées sont les plus valorisantes. elles vous apportent un surcroît de crédibilité, puisqu’elles nécessitent un engagement plus fort de la part de celui qui la signe. Encore faut-il qu’elles soient pertinentes en regard du poste que vous recherchez, et différenciatrices. Un client qui vous décrirait comme une personne très sympathique avec laquelle il fait bon prendre un verre après le travail ne vous rendrait pas un grand service. Vous préférerez un commentaire sur la manière dont vous vous êtes acquittés des tâches qui vous ont été confiées, et sur les compétences dont vous avez fait preuve à cette occasion. Or souvent les personne sollicitées ne demandent pas mieux que de vous rendre service. Pourquoi, dans ce cas-là, ne pas suggérer vous-même les mots-clés les plus susceptibles d’être repérés par votre futur employeur ou vos futurs clients?

Le deuxième type de recommandations consiste en une série de mots-clés. LinkedIN vous permet d’en choisir jusqu’à 50, en français ou en anglais. Dans la réalité, seules les quatre ou cinq premières comptent, comme pour la première page de Google.

L’atelier a permis d’identifier un certain nombre de mots-clés permettant de décrire les compétences acquises lors d’un parcours d’expatriation. Tout l’enjeu est de les valoriser en tant que compétences transposables : si vous avez vécu six ans en Asie et que vous souhaitez désormais poursuivre votre carrière en Afrique ou au Brésil, vous éviterez de vous laisser enfermer dans une zone géographique trop précise. En revanche, vous pourrez mettre en avant votre capacité d’adaptation (toujours très appréciée des recruteurs), votre autonomie, ou vos talents linguistiques.

A l’issue des groupes de travail, les compétences ont été regroupées en trois catégories :

  • les compétences managériales (70%), qui demeurent la priorité des recruteurs. Elles prennent toute leur valeur dans un contexte d’expatriation où vous êtes amené à faire preuve de flexibilité, voire d’agilité comportementale et culturelle. Mettez aussi en avant votre goût du challenge, votre capacité à acquérir des connaissances nouvelles (par exemple des langues), à vous auto-motiver et à motiver des équipes d’une culture différente de la vôtre. Toutes ces compétences réunies vous autorisent à demander des recommandations pour votre leadership interculturel. Une compétence parfaitement transposable pour gérer une équipe multidisciplinaire comportant des ingénieurs « Calcul et Méthodes » de la génération X et des développeurs de la Générations Y !
  • le savoir-être (20%) : sens de l’écoute, capacité à vous adapter rapidement dans toutes sortes d’environnements, à mobiliser des équipes dans des situations imprévisibles, à persévérer dans les difficultés : tout cela fait de vous un manager agile (mot-clé : agilité culturelle) très apprécié.
  • enfin, votre personnalité (10%) : si les recruteurs français demeurent réticents à aborder cet aspect, il n’en va pas de même des anglo-saxons. Dans les grandes entreprises internationales, votre ouverture, votre capacité d’étonnement, votre empathie, votre curiosité ne vous seront pas reprochées, bien au contraire. Pour un poste dans le développement international, ou dans l’innovation, ces qualités risquent de faire une différence en votre faveur. De même pour le respect envers les autres cultures, sachant que l’on reproche souvent aux Français une certaine arrogance.
  • Dernière question : faut-il mentionner l’Asie, et comment ? En principe, les noms des pays dans lesquels vous avez vécu ou effectué des missions apparaissent dans la rubrique « Postes », mais il n’est pas inutile de les indiquer à nouveau parmi vos compétences. La mention « Asie » peut être utile, surtout si vous avez vécu dans un pays bénéficiant d’une moindre visibilité que le Japon, la Chine ou Singapour.

    N’oubliez-pas de vous inscrire à notre prochaine soirée le jeudi 23 mars en nous écrivant à contact@asialyst.com !

    Robert de Quelen, directeur d’Asianoveo